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Ce monde qui m'entoure (suite)



Une galaxie sur fond bleu, avec une lumière blanche et orange. En premier plan, la planète terre noire avec la lune de la même couleur, en satellite. Sur le fond également des étoiles lumineuses
L'Univers


Projection de la conscience humaine


Nous avons plutôt l'habitude de nous soumettre, nous soumettre à l'autorité, à la volonté de ou des dieu(x), à la raison... alors imaginez un instant l'Univers à notre service. Difficile car nous projetons sur les choses, les événements, les relations, la nature, les animaux et tout ce qui nous entoure notre propre conscience humaine. C'est-à-dire que nous prêtons à toutes ces choses et tous ces êtres nos croyances, nos envies, nos stratégies, nos comportements, nos problèmes et donc nos prises de têtes et nos émotions. Alors conformément à ce mécanisme, comment l'Univers si vaste, si grand, porteur du tout pourrait-il ne pas être porté au rang de Dieu, de Supérieur. Pour beaucoup, impensable qu'il n'y ait pas d'échelle de valeurs de référence. Ce système gouverne nos vies, influence nos positionnements.


Des choix qui ont du sens

Prenons le temps de voir et ayons la franchise de reconnaître que nous reproduisons ce système que nous décrions et que nous rejetons tant et tant, celui de la hiérarchie, celui du contrôle, celui de nos schémas de construction, celui du pouvoir... Nous le retrouvons même dans la spiritualité où de nombreuses croyances calquent les modèles religieux, sociétaux, familiaux...


Je ne dis pas là qu'il n'y a pas de règles à suivre, de cadres à respecter. Mais la souveraineté vient des choix que nous faisons en conscience, c'est-à-dire des choix qui ont du sens. Nous avons tellement besoin que tout nous ressemble, que tout soit connu pour nous rassurer et évidemment pour ne pas, ne jamais se sentir seul. Je dis là « se sentir seul » car être seul, nous le sommes. C'est la notion du un dans le tout. Ceci est un autre sujet, enfin oui et non, car tout est en lien. J'y reviendrais peut-être plus tard. En créant ce système, nous nous voulons en sécurité, sécurité faussement posée par le contrôle que nous pensons avoir.


Je reviens à la projection de la conscience humaine et au fonctionnement qu'elle induit. J'ai remarqué qu'elle est le témoin de notre manque d'autonomie. C'est un peu comme si nous la positionnions en tant que coach avec son programme : règles sur ce qui est bien et ce qui est mal, objectif à atteindre, courbe d'évolution à suivre... Comme toute chose, cette projection n'est ni bien ni mal. Elle est à observer pour comprendre comment nous fonctionnons, de quoi nous avons encore besoin etc...



Dans une pièce simple aux murs gris clairs et au sol anthracite. Une femme de dos regarde la projection de la planète Terre, uniquement blanche.
Projection de la Terre


J'aime prendre l'exemple de la planète Terre...


Déjà, à mes yeux certains se l'approprient en disant « notre » planète Terre. Cette planète qui accueille la vie, elle est la vie comme nous sommes la vie. Nous ne la possédons pas. Ce n'est pas la maison que nous venons de faire construire ou d'acheter. J'entends ou je lis souvent « la Terre nous accueille », « la Terre nous nourrit … Je ne suis pas d'accord avec ça. La Terre est, l'humain est... nous sommes ensemble dans un même espace, dans la rencontre et la correspondance de deux cycles de vie. Le lien lorsqu'il n'est pas perverti est réciprocité. Mais nous la plaçons au dessus de nous, telle une personne de pouvoir, au sommet de la pyramide.


Nous personnifions la Terre

Si nous prenons les événements climatiques que nous vivons, beaucoup vont penser et dire que c'est « notre » planète qui se venge de tout le mal que nous lui faisons, qu'elle récupère ce qui lui appartient. La planète Terre nous punirait de nos mauvais agissements. Bam ! Tout est dit dans cette courte phrase. En posant ceci, nous personnifions la Terre, nous lui attribuons notre conscience, nos sensations, nos sentiments, nos émotions : la Terre souffre, elle va finir par ne plus nous aimer, elle est en colère. Elle est tellement en colère contre nous, qu'elle nous tue et à un endroit, quand nous ne sommes pas concernés bien sûr, nous trouvons cela « normal », le juste retour des choses. Je vous invite à lire et peut-être relire ce passage et de sentir de quoi cela vous parle... et surtout comment nous projetons ce schéma répétitif dans notre vie.


N'est-ce pas là le chemin marché par le plus grand nombre : celui de la peur et de la banalisation... peur de la sentence divine, peur de la sentence de la Nature, peur de la sentence familiale, peur de la sentence professionnelle, peur de la sentence sentimentale, peur de la sentence sociétale... peur de sa propre sentence.




 

Je suis sûre que vous pourrez transposer cet exemple sur un tas d'autres situations : ne pensez-vous pas pour vos chats, pour vos plantes... ne réagissez-vous pas souvent comme si vous étiez puni, persécuté : quand votre roue crève, votre linge est taché. Ne ramenez-vous pas tout à vous ? Pour preuve, si je reprends ces exemples, voici ce qui sera le plus souvent formulé : « j'ai crevé », « je suis taché ». Ou encore si le chat griffe le canapé, qu'auriez-vous tendance à dire « mais qu'est-ce que tu m'as fait ».


 

La projection



La projection sur toute chose nous cristallise dans l'espace temps de l'enfance, de la construction de l'enfance où les règles deviennent l'essence de notre fonctionnement.

Ce manque d'autonomie à l'âge adulte fait que nous sommes gouvernés par les règles et non pas par nos valeurs profondes.

Dans cette autonomie, nous ne sommes plus dans le « il faut, il ne faut pas », nous sommes dans « cela a du sens ou cela n'a pas de sens pour moi ». Ce « pas-sage » vers l'adulte est difficile.


Dans ce comportement, nous nous plaçons toujours dans la dualité et la culpabilité, nous nous plaçons dans l'immobilisme et la victimisation souvent.

Et oui, nous sommes des humains avec nos fonctionnements à éclairer ou pas, selon nos envies et nos besoins. Et comme je l'ai dit dans la première partie de cet article, c'est notre mission de vie de vivre cette incarnation pleinement. Néanmoins nous ne pouvons ignorer la richesse de notre âme qui nous invite à contacter l'information qu'elle porte, qui nous invite à regarder au-delà des limites que nous posons, nous imposons. Non pas pour nier qui nous sommes, humains, mais pour ouvrir le champ des possibles et vivre notre incarnation dans sa complétude. Et d'arrêter de se morceler et de croire que l'humain n'est que chair.


Regarder plus loin pour apercevoir cet espace du un.

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