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Voyage au Kenya - Human



Vue aérienne d'un avion, vol au-dessus de la mer. On voit un petit bout du hublot en bas à gauche, également en haut l'aile droite de l'avion dans l'ombre. Au-dessus un ciel bleu nuit et le soleil qui se couche, il reste très brillant d'un blanc scintillant, des rayons partent vers le haut. Vers le bas, la mer et des moutons de nuages. La mer est teintée de jaune (soleil couchant) et d'un bleu profond à droite. Au centre, suite à un montage photo, apparaît en filigrane une chaîne brisée laissant entrevoir la liberté.



Dans un mois, je prendrai l'avion pour le Kenya. Je m'envolerai vers cette terre chère à mon cœur.


En posant cette première phrase, je me souviens que depuis l'enfance, elle est présente. Ma mère est née en Afrique du Nord et j'aime à dire qu'elle est une française d'Afrique. Je me souviens quand je lui disais qu'un jour j'épouserais un africain. Je me remémore que jeune adulte, j'envisageais de partir là-bas pour faire du bénévolat. Je me rappelle -plus tard- la rencontre avec Elima, créateur du Longo, danse africaine d'ancrage. Je perçois encore l'émotion qui m'avait envahie quand il était entré dans la salle où nous l'attendions pour qu'il nous initie à cet art. Et que dire de notre échange quand il m'avait pris dans ses bras. Il m'avait alors regardée et dit « Sylvie, depuis enfant c'est la sagesse ancestrale que tu connectes et recherches » et il avait ajouté « c'est sans doute elle que tu voulais épouser ». Je souris. Ce sourire amène une autre image, celle de mon fils, âgé à l'époque de 3 ou 4 ans me demandant si je viendrais le voir le mardi, certainement son jour de congés, quand il travaillerait dans une réserve en Afrique, pour préserver les espèces en voie de disparition. C'est fou quand même et j'adore ça !


Alors que j'écris cet article de blog, je reçois le mail de confirmation : mon ETA (nouveau visa) est approuvé.



Carte Larousse du territoire du Kenya avec la légende des villes, routes, population...


Je réalise un de mes rêves, je vais en Afrique.


J'y vais dans ce que je porte, ce que je vis et qui je suis.

En effet, nous partons avec Emmanuelle Guiard-Paulos, je co-crée et co-anime avec elle, les ateliers que nous allons proposer lors de la Retraite Human qu'elle organise. Nous accompagnerons ceux qui nous suivent dans cette aventure car nous parlons bien là d'une aventure. Je vous ai déjà parlé de ce magnifique projet dans l'article de blog Retraite Human.

Au cœur du Camp Neloita, accueillis par les Maasaï, nous irons toucher ce qu'il y a de plus beau en nous, la simplicité.


Nous suivrons aussi les enseignements des Maasaï lors d'ateliers et de cérémonies qu'ils nous proposeront à leur tour. Nous vivrons selon leurs coutumes. Nous arpenterons leur territoire.



Au coeur d'une forêt sacrée, un maasaï entre en connexion avec les arbres majestueux, telles les lianes tombant du ciel. La lumière inonde le lieu et fait ressortir les couleurs.


Alors que tout cela me comblait déjà, j'ai reçu une merveilleuse proposition, une proposition inattendue. Quelle belle surprise ! Il m'a été demandé un accompagnement. Accompagner ? Mais c'est déjà ce qui était prévu sur place avec le groupe de participants. Oui, mais la demande était faite par et pour une des personnes du camp.


Je vais accompagner cette personne à donner naissance à son tambour chamanique.


Créer un tambour en terre africaine ! C'est incroyable ! Jamais je n'aurais imaginer vivre cela.


Création de tambours chamaniques. Les cadres de bois un acajou et l'autre doré sont sur la tranche, posés sur le sol, herbe vert clair. Ils sont tenus par deux personnes, on voit leurs mains passer la cire qui nourrit le bois et donne la teinte brillante.


Vivre cette expérience sur les terres Maasaï, imprégnées de leurs valeurs et leur croyance, celle que tout est amour et complémentarité, dans la simplicité de ce qui est. C'est tellement en lien avec ce que je pose, dans mes accompagnements -la simplicité. Dans la création d'un tambour chamanique... se mettre face à cette équilibre et complémentarité en liant cadre et peau nous fait prendre conscience qu'on est UN.


Le tambour est un compagnon qui nous renvoie sans cesse à cette réalité :

le UN.


En effet, pour moi, nous nous incarnons dans cet équilibre, il se perd dans l'expérience que nous faisons de la construction de notre rôle à jouer. Nous le perdons en intervenant sur les processus naturels qui régissent notre vie, qu'est la vie.


Tout ce qui peut se vivre ou se subir comme une opposition est

une complémentarité.


Je donne souvent cette image de la pièce de monnaie qui reste sur la tranche laissant apparaître ses deux faces qui la composent, ici 2 faces = 1 pièce. Nous nous posons très souvent dans la séparation des choses, dans l'opposition et la comparaison, pourtant...


Jour et nuit = 1 journée

7 jours = 1 semaine

Féminin et masculin = 1 être vivant


L'équilibre se trouve dans la complémentarité. C'est ce qui se vit lors de la création de tambour : l'équilibre entre technique et intuition, entre force et délicatesse, maîtrise et lâcher prise...

Ce voyage m'offre de vivre bien plus que mon rêve. Il m'offre de vivre mon rêve dans tout ce que je suis et tout ce que je vibre.


Ce nouveau voyage m'amènera une nouvelle fois à me mettre face à moi-même en toute honnêteté et à voir si ce que je ressens et vis à l'intérieur est réellement en phase avec ce que je vis et ce que je suis en mesure d'incarner dans la matière et le quotidien. C'est déjà ce que j'avais vécu lors de mon premier voyage en Guadeloupe lors de la Retraite Femme Sauvage, également organisée par Emmanuelle.


J'avais alors vécu cette agréable expérience, celle de me vivre en paix et libre en terre inconnue au cœur des éléments naturels puissants et imprévisibles.


Ce voyage m'emmènera encore plus loin en moi. Au plus près de moi, devrais-je plutôt dire. Au cœur d'une forêt sacrée dans le dépouillement, encore plus près de ma vraie nature. Je suis déjà émue à l'idée de cette excursion. Les éléments toujours, la nature encore et le sauvage autrement...


Alors que la simplicité teinte ma vie, alors que je me vis aussi bien dans mon activité professionnelle que dans ma vie personnelle qui je suis... j'accepte une nouvelle fois de me mettre face à moi-même et de vivre librement cette aventure.


Photo en noir et blanc, en fond les murs d'une vieille bâtisse, avec un arrondi laissant imaginer un dessus de porte, également un arbre style buisson. Une femme qu'on voit à partir du buste, a les bras levés vers le ciel, les mains se touchent formant un ovale au-dessus de sa tête renversée en arrière. Elle porte un tee-shirt à fines bretelles et des bracelets à son poignet gauche. Elle est de face.



Logo de l'art de la Chamanka : une spirale dessinée en noir sur fond blanc. Elle se déroule vers la droite, en bas au centre, elle est coupée par un trait vertical petit, lui-même coupé à l'horizontal à son milieu par un trait courbe, semblable à la courbe de la spirale, en bas, détaché un point. A gauche, la spirale s'arrête et laisse place à un point, un peu plus loin un autre point suivi par une larme dans la courbe de la spirale.

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2 Comments


Wow... félicitations ! 🥰 Que de cadeaux, en miroir de toi.

Et... Elima ❤...

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Merci Amandine, et oui Elima 🐾

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