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L'identité de mon entreprise : l'art de la Chamanka


Logo tatouage créé par Christophe Cadet, tatoueur à Brignoles. Une spirale avec un gros point à gauche à son extrémité, suivi d'un petit point et d'une larme qui continue la forme de la spirale. En bas, un trait vertical coupé par un trait horizontal un peu courbe, parallèle à la spirale, cela fait une croix. Le trait vertical est suivi d'un petit point. Le tatouage est fait à l'encre noire.

Article de blog


Je ne suis pas du genre à raconter ma vie. Dans mon processus intérieur, j'ai bien compris depuis plusieurs années que l'intimité de mon expérience de vie est fondamentale à l'intégration de son enseignement. Cette intimité est essentielle également au respect de ceux qui m'entourent et qui partagent cette expérience commune... mon expérience est aussi la leur. Je ne veux donc pas les exposer. Cela ne m'empêche pas de témoigner des compréhensions et de la beauté de l'expérimentation que je fais sur ce chemin que je dessine à chacun de mes pas.


l'intimité de mon expérience de vie est fondamentale à l'intégration de son enseignement

Lorsque j'ai créé mon site, comme mentionné ci-dessus, j'ai accepté dans le respect de cette limite de témoigner. En créant ce site, j'ai aussi reçu l'information qu'il était préférable de publier régulièrement pour être référencé etc... J'avoue que c'est difficile pour moi de tenir cet engagement avec moi-même, un article de blog par semaine. Il y a eu les aléas de la vie puis très vite il y a eu aussi et surtout ce besoin, là encore de rester en accord avec mes valeurs et qui je suis... mon fonctionnement, mon rythme ! Ceux qui me connaissent le savent, je suis plutôt sauvage et discrète. Je connais aussi l'importance des mots et c'est pourquoi j'ai dit oui à cette expérience d'écriture... j'adore écrire en plus. Mais comme pour toutes mes créations, il est essentiel pour moi que l'élan vienne du cœur alors j'ai fait le choix de suivre ce flux. Cela me fait penser au dernier post de Camille Levesque, créatrice de ce site, où elle partage qu'elle sait mieux que personne les heures, la fréquence etc... auxquelles il faut publier mais qu'elle ne peut que suivre l'élan de son cœur pour partager ses écrits.

Voilà donc ce que j'ai envie de vous partager aujourd'hui... attendez un instant, la première chose que je vous partage c'est l'excitation de mon mental qui se dit « tiens c'est lundi, jour de la semaine prédéfini pour la publication de l'article de blog, bravo Sylvie, on va tenir le délai ». Je ne sais pas, et je ne veux pas savoir ni me mettre la pression. Laissons place à la surprise !**


** Je relis mon article et il est... mercredi après-midi, je souris.


Gros plan, hors champs d'un ordinateur portable. Au premier plan, une partie du clavier, puis l'écran allumé du pc. Une page web est ouverte, celle du site de l'art de la Chamanka. En haut, les onglets internet ouverts, illisibles, en dessous les onglets du site lui-même également illisibles sur la photo. A gauche au centre un texte et à droite la photo d'une femme jouant du tambour chamanique. La photo est en noir et blanc. La femme aux cheveux noirs sourit. EN bas de l'écran, la barre de des tâches de l'ordinateur.

Je reviens à la motivation première de mes propos, l'envie de partager ces pensées présentes depuis ce matin (début de l'écriture de ce texte) et que je couche non pas sur papier, mais sur écran.



Mon entreprise


Ce matin donc, je pensais à mon entreprise créée en 2011 et officialisée en 2014 dans la complétude de ses activités.


Lors des nombreux échanges que j'ai eus avec des personnes que j'accompagne mais pas que, ressort la difficulté de créer son identité professionnelle. Comme je les comprends ! J'ai longtemps été dans cette difficulté, cette recherche d'identité, d'appartenance, de reconnaissance... peut-être pour vous aussi une recherche d'outils.


Personnellement, j'ai fait des formations et -je rigole en y pensant maintenant- car je crois bien qu'à chaque fois, je me disais : « c'est ça »... je commandais alors des cartes de visite : psychothérapie, hypnose, Reïki, art-thérapie... En perpétuel mouvement comme la vie, je n'avais pas le temps de les distribuer que déjà je me sentais ailleurs, autre.

Fuite ? Il y avait de ça très certainement. C'était une belle stratégie pour ne jamais me poser et surtout ne jamais « parler » de ce que je faisais.

Je restais « l'étudiante » et refuser habilement de devenir la professionnelle.

Fuite oui, mais aussi recherche de soi.


En ce sens, je me souviens d'une étape importante, un premier pas et un grand pas en quelque sorte. J'avais commandé une plaque sur laquelle étaient écrits mon nom et les outils que j'utilisais à l'époque pour accompagner. Placée, toute belle et aux normes... je passais devant elle tel un miroir me renvoyant cette image de moi... que je ne reconnaissais pas. Elle n'est pas restée bien longtemps, un mois peut-être. Sur le mur, ne restaient plus que les marques des vis qui avaient servi à la maintenir en place, la place que je lui avais choisie... là où j'avais pensé me fixer. Ces marques, elles, sont restées bien plus longtemps, jusqu'à ce qu'on refasse une beauté à ce mur délimitant alors mon territoire, ce mur représentant la limite que je m'imposais.



Sur un mur en briques carré, rouges est fixée une bouche à incendie murale. Forme arrondie, argenté avec la mention anglaise "Wall hydrant". Au centre de cercle cercle métallique, un bouchon assorti au mur (rouge) avec une chaînette.


Quel était le message de mon « hésitation » ? Peut-être n'étais-je rien de cela ? Le dilemme était tenace. Pour être visible, pour être reconnue, pour pouvoir communiquer, il fallait me définir et pouvoir être associée à une activité. Pour moi, la difficulté était double : une activité identifiable par sa nomination et une activité reconnue par les instances adéquates (l'Etat, quoi !).

Ce dilemme a persisté. Jusqu'à quand ? tant que j'ai regardé plus autour de moi qu'en moi.


La légitimité, l'estime de soi et le besoin de reconnaissance : empreintes de croyances limitantes. Elles ne sont pas là pour nous empêcher, elles bornent le chemin pour nous guider. Nous sommes d'accords que le domaine professionnel est un autre terrain d'expérimentation de nos enjeux relationnels et par voie de conséquence de notre relation à nous-même.

Bien sûr, j'ai accueilli chacune des étapes, associées à ses émotions et ses mémoires. J'ai traversé pas à pas l'obscurité dans laquelle j'étais et c'est là que j'ai compris que c'était bien chaque pas qui dessinait le chemin et donnait la direction. J'ai fait des choix, je les ai posés concrètement, les ai explorés. Toujours partante pour l'aventure et l'inconnu !




Et puis un jour, lors d'une discussion sur le sujet, avec mon amie Mélanie, s'invitait l'art de la Chamanka... l'art qui représente cette énergie créatrice qui circule dans mon corps tout entier, cette énergie de vie qui fait vibrer chacune de mes cellules ; la Chamanka en reliance avec mon arrière-grand-mère paternelle Evdociza.

L'art de la Chamanka... tout y est ! Ce n'est pas un outil que je cherchais, ce n'est pas la reconnaissance d'autrui. En exploitant ce nom, je me reconnaissais pleinement et bizarrement dirais-je, je n'ai plus eu besoin d'étaler mes outils, mes formations.

L'art est un état d'être, il est le symbole du processus d'incarnation : de l'invisible au visible, de la pensée à la matière, tout est.

Ce parcours professionnel n'est autre qu'une voie parallèle au chemin personnel. Je ne regrette rien des choix que j'ai faits, des bouts de chemin que j'ai pris parfois pour des impasses et qui laissaient toujours entrevoir un sentier à prendre, tout m'a enseignée, tout m'a menée à me découvrir.



Un homme marche dans un labyrinthe. Sur cette image, il semble être dans un couleur aux murs élevés mais à ciel ouvert, laissant entrevoir la nature. Sur les murs, des ombres laissent penser que des passages existent.


Aujourd'hui dans mon activité comme dans ma vie, je ne cherche plus à (me) prouver, je ne cherche plus à (me) convaincre. Je sais, je suis, je fais, je communique... je vis.

J'erre sans but et je nourris ma vie de rencontres, d'envies, d'évidences, de détours, de choix. Je construis ma vie pas à pas.


L'art de la Chamanka n'est pas qu'un nom, c'est un espace, un espace de moi que j'ouvre aux autres, moi la sauvage et la discrète. J'inspire, j'aide peut-être mais ce n'est pas de ma volonté. La seule chose qui compte pour moi c'est d'être dans une qualité de présence permettant une neutralité essentielle à la rencontre véritable... rencontre de vous à moi, de moi à vous, de vous à vous.


être dans une qualité de présence permettant une neutralité essentielle à la rencontre véritable...

En ce sens l'art de la Chamanka est le témoin de ce qu'est l'identité : deux chemins identiques qui aboutissent à ma réalité, un seul chemin... l'unicité.





* Tatouage créé et réalisé par Christophe Cadet

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